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vendredi 29 août 2008

Le voyage en Russie...

Jour 18 - Tokyo

Ça y est il fait nuit! Je vous propose donc de prendre le métro ligne Marunouchi direction Ochanomizu, pour aller faire un tour en Russie, voir si le soleil brille encore là bas (normalement avec le décalage horaire, ça devrait le faire)…




Bin, oui, en Russie ! D’ailleurs je le prouve. Regardez donc ces photos :


Une véritable cathédrale orthodoxe ! C’est tout de même pas à Tokyo qu’on va trouver un bâtiment comme ça ?

Quoique… ce ne serait pas la cathédrale Saint Nicolas(Nikolaï do-ニコライ堂), archevêché de Tokyo ? C’est vrai qu’il y a une
église orthodoxe au Japon. Un peu d'Histoire:

Saint Nicolas du Japon naquit en 1836 en Russie. Après des études en théologie, il fut envoyé en tant que missionnaire dans la région de Hakodate. La tâche ne fut pas facile. Il écrivit : « De tout temps, le Japonais a considéré des Étrangers comme des bêtes, et voit dans le christianisme comme la partie la plus mauvaise, à laquelle seulement les bandits et les sorciers peuvent appartenir. » Petit à petit, il réussit à réunir autour de lui un petit groupe de fidèles et commença à nommer des prêtres japonais. En 1872, il continua sa mission à Tokyo où il construisit la cathédrale que nous voyons ici.

C’est à cette époque qu’eurent lieu les dernières persécutions chrétiennes au Japon (nous en avons déjà parlé), persécutions qui cessèrent sous les pressions internationales. En 1878 on comptait 4 115 convertis au Japon. Sa plus héroïque conversion fut celle de Takuma Sawabe, un samouraï qui, mécontent de voir une église chrétienne se développer au Japon, menaça de mort St Nicolas. Sans se démonter, celui ci proposa tout d’abord au samouraï de lui enseigner sa religion afin que celui ci puisse décider en connaissance de cause de la mort ou non du prêtre.
En 1912, Saint Nicolas mourut paisiblement, et ses reliques furent mises dans la cathédrale. il y avait alors plus de 33000 chrétiens orthodoxes au Japon. Il est le premier saint de l'Église orthodoxe japonaise.




J’essaye donc de rentrer dans la cathédrale mais une dame russe me dit qu’ils vont bientôt fermer. De plus pas de photos à l’intérieur. Elle me laisse jeter un coup d’œil et me quitte en me disant ‘Dommage que vous ne puissiez pas venir dimanche matin pour voir l’office religieux’. Désolé mais dimanche matin, j’ai déjà quelque chose de prévu…
Du coup j’ai pas pu voir grand-chose de ce monument somme toute anachronique en plein Tokyo.



mercredi 20 août 2008

Back to Edo...

Jour 18 – Tokyo

Aujourd’hui je vous propose un voyage dans le temps… retour à Tokyo, ou plutôt
Edo ( 江戸), le nom de la capitale japonaise à l’époque des samouraïs. Fermez les yeux et réouvrez les… deux cent ans plus tôt !



Notre voyage commence dans le futur, avec l’architecture très moderne du bâtiment qui contient le Edo-Tokyo museum(江戸東京博物館). Il fait un peu penser à un quadripod de Star wars, vous ne trouvez pas ?



Après avoir parcouru l’immense parvis du rez de chaussée, et s’être acquitté du prix du billet d’entrée (600yen), nous prenons le long escalator qui mène au cinquième étage, une immeeeense salle où se trouve d’ailleurs la plus grande partie du musée.



Les conservateurs ont choisit le parti pris de faire un musée ‘ludique’, un musée où on ne se contente pas de présenter des œuvres d’importance historique mais où on cherche à recréer l’ambiance de la ville à cette époque, pour que le visiteur puisse se faire une idée de ce que pouvait être la vie dans l’ancienne capitale.
Des reproductions (presque) grandeur nature de bâtiments d’époque dessinent l’espace de la salle : le pont de bois Nihonbashi coupe la salle en deux, avec d’un coté Edo, et le théâtre de
kabuki Nakamuraza, et de l’autre coté Tokyo à l’ère Meiji, avec le building du journal Choya.
Des scènes de rues en miniatures (avec de petits personnages) illustrent également la vie de chaque époque.

On peut donc ainsi voir la transformation de la ville, entre le temps des samouraïs et l’entrée du pays dans le monde moderne. C’est vraiment très bien fait.






Des représentations d’art traditionnel sont également données devant le théâtre de Kabuki, par exemple ici du Rakugo(落語), le conteur d’histoire à la japonaise :



Ce musée est une super découverte. Je sais que quand on visite un pays, on ne pense pas forcément à aller s’enfermer dans un musée, mais celui-ci, par son coté ‘reconstitution’, permet de se rendre compte que les rues noires de monde de la ville moderne de Tokyo avaient un tout autre aspect 200 ans plus tôt. En plus, toutes les explications sont traduites en anglais !
Il y a également des visites guidées en plusieurs langues (dont le français) à certaines heures, et on peut jumeler la visite avec celle du musée du Sumo, tout proche.